Pour ouvrir mon blog je citerais :
Le Brésilien Carlos Drumond de Andrade qui m’expliquerait les raisons de mon départ:
No meio do caminho tinha uma pedra
Le Brésilien Carlos Drumond de Andrade qui m’expliquerait les raisons de mon départ:
No meio do caminho tinha uma pedra
tinha uma pedra no meio do caminho
tinha uma pedra no meio do caminho
tinha uma pedra.
Je ne manquerais pas de citer Baudelaire pour me parler de mon rêve :
Je ne manquerais pas de citer Baudelaire pour me parler de mon rêve :
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillésPour mon esprit ont les charmes
Si mystérieuxDe tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Et encore Baudelaire pour me parler de mon appétit de découverte dans le « Voyage »
Pour l’enfant, amoureux de cartes et d’estampes,
L’univers est égal à son vaste appétit
.Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !
Ou bien le poète portugais Fernando Pessoa pour me dire qu’il faut y aller, que le projet est bien plus grand que moi-même, que ma propre vie :
"Navegar é preciso; viver não é preciso".
Quero para mim o espírito [d]esta frase,
transformada a forma para a casar como eu sou:
Viver não é necessário; o que é necessário é criar.
Viver não é necessário; o que é necessário é criar.
Não conto gozar a minha vida; nem em gozá-la penso.
Só quero torná-la grande, ainda que para isso tenha de ser o meu corpo e a (minha alma) a lenha desse fogo.
Só quero torná-la de toda a humanidade; ainda que para isso tenha de a perder como minha.
Et une fois parti, je me dirais que le chemin n’existe pas ou mieux encore que le chemin se fait en marchant et que nos propres traces s’effacent derrière nos pas.
Só quero torná-la de toda a humanidade; ainda que para isso tenha de a perder como minha.
Et une fois parti, je me dirais que le chemin n’existe pas ou mieux encore que le chemin se fait en marchant et que nos propres traces s’effacent derrière nos pas.
C’est le poète castillan Antonio Machado qui nous dit cela :
Caminante, son tus huellas el camino,
y nada mas ;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino,
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca se ha de volver a pisar.
Caminante, no hay camino,
sino estelas en la mar.
Et puis sans la moindre originalité, fatigué que je suis d’avoir fait ce long tour du monde dans mon fauteuil, je ne pourrais m’empêcher de citer Du Bellay :
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Quoique cet angevin me paraisse assez trou du cul….je préfèrerais alors Baudelaire au risque de me répéter :
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !
Au final mon voyage sédentaire va accompagner celui de quatre êtres qui me sont chers…très chers.
Bon voyage, good trip, boa viagem, buen viaje et le roumain dit « drum bun » chemin bon: expression qui vient du romi, la langue des gens du voyage.
Au final mon voyage sédentaire va accompagner celui de quatre êtres qui me sont chers…très chers.
Bon voyage, good trip, boa viagem, buen viaje et le roumain dit « drum bun » chemin bon: expression qui vient du romi, la langue des gens du voyage.
Des bisous, des bisous !
RépondreSupprimer1h du mat à Singapour, fatigués mais contents !
Super ce blog. On attend Bali pour bien lire ta belle prose
Eric